La colère de l’amour divin

Leçon 5, 1er Trimestre, 25—31, Janvier 2025

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Sabbat Après Midi, 25 Janvier,

Verset à Mémoriser

« Toutefois, dans sa miséricorde, il pardonne l'iniquité et ne détruit pas; Il retient souvent sa colère et ne se livre pas à toute sa fureur » Psaume 78 : 38


« Jean vit la miséricorde, la tendresse et l'amour de Dieu se confondant avec sa sainteté, sa justice, sa puissance. Il vit les pécheurs qui trouvaient en Dieu un Père, alors que leurs fautes le leur avaient rendu redoutable. Et tandis qu'il regardait le point culminant du grand conflit, il contemplait Sion et “ceux qui avaient vaincu [...] debout sur la mer de verre, ayant des harpes de Dieu. Et ils chantaient le cantique de Moïse et de l'agneau.” Conquérants Pacifiques p. 523.3

« Le Seigneur fut montré à Jean sous le symbole “du lion de la tribu de Juda” et d'“un agneau qui était là comme immolé”.17Apocalypse 5:5, 6. Ces symboles représentent l'union de la toute-puissance et de l'amour immolé. Le lion de Juda, si terrible aux contempteurs de sa grâce, deviendra l'agneau de Dieu pour tous ceux qui sont fidèles et obéissants. La colonne de feu, qui parle de colère et de terreur au transgresseur de la loi, est un gage de lumière, de grâce et de délivrance pour celui qui observe les préceptes divins. Le bras puissant qui réprime les rébellions sera aussi fort pour délivrer l'homme intègre. Tous ceux qui sont fidèles seront sauvés: “Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu'à l'autre. »” Conquérants Pacifiques p. 524.2

Dimanche, 26 Janvier

Attristé par le Mal


Lisez le Psaume 78. Qu’indique ce texte sur la réaction de Dieu face à la rébellion récurrente de son peuple ?

« C’était de Kadès qu’Israël était retourné au désert, et c’est à Kadès qu’à la fin des pérégrinations, “toute l’assemblée des enfants d’Israël, arrivant au désert de Tsin, dans le premier mois,... s’arrêta”. Patriarches & Prophètes p. 389.2

« C’est là que Marie mourut et fut ensevelie. Comme elle, des milliers d’Israélites étaient sortis d’Égypte remplis d’espérance et avaient célébré l’Éternel pour leur délivrance. A cause de leurs péchés, leur longue vie errante se termina, elle aussi, au désert. La génération suivante allait-elle profiter de cette leçon? Ce ne fut, hélas! pas le cas, comme le reconnaît le Psalmiste »: Patriarches et Prophètes, p. 389.3

« Cependant ils péchèrent encore contre Dieu, Et ils ne se laissèrent pas convaincre. Quand Dieu les faisait mourir, ils le recherchaient; Ils revenaient et s’empressaient de retourner vers lui. Ils se souvenaient que Dieu était leur rocher, Et le Dieu Très-Haut leur rédempteur. Mais leurs lèvres le trompaient, Et leur langue lui mentait. Leur cœur ne lui était pas fermement attaché, Et ils n’étaient pas fidèles à Son alliance. Mais lui, plein de compassion, pardonnait aux pécheurs, . Mais lui, plein de compassion, pardonnait aux pécheurs, Et il ne les détruisait point. Il retint souvent sa colère. Il se souvint qu’ils n’étaient que chair, Un souffle qui passe et ne revient plus. Patriarches, p. 389.6

« Lisez attentivement le soixante-dix-huitième psaume. Les enfants d'Israël ont constamment travaillé contre un Dieu bon. Par leur désobéissance, ils se sont retrouvés dans l'état qui résultait de leur propre action. Ils se sont repentis sous l'effet de la réprimande et du châtiment, mais ils sont retombés dans la tentation, la complaisance et la satisfaction de soi ». Ellen WHITE, 13LtMs, Ms 38, 1898, par. 22

« L'histoire des enfants d'Israël, depuis leur entrée en Égypte jusqu'à leur délivrance, est une leçon pour le monde. Le Seigneur les a arrachés à la maison de servitude, les a portés comme sur des ailes d'aigle pour les amener à Lui, afin qu'ils soient sous Sa garde et qu'ils habitent à l'ombre du trône du Très-Haut. Mais ils suivirent leur propre voie, enseignant les commandements des hommes. Et lorsque Jésus, le Grand Général de l'Armée Céleste, qui les avait conduits dans le désert, vint sur cette terre, la piété pervertie et la religion légale s'imposèrent. Dépourvus de piété, les gens ne pouvaient discerner le Prince de la vie dans son apparence humble et sans prétention. Bien qu'Il ait accompli au milieu d'eux, des œuvres qu'aucun autre homme n'avait faites ou ne pouvait faire, ils ne l’acceptèrent pas . Ils furent témoins de ses miracles, ils le virent aller et venir comme guérisseur, restaurer l'image morale de Dieu dans l'homme, mais ils tuèrent le Prince de la vie » ». Ellen WHITE,13LtMs, Ms 38, 1898, par. 23

Lundi, 27 Janvier

Dieu est Lent à la Colère


Lisez attentivement l’histoire de Jonas et examinez sa réaction quand Dieu a pardonné aux Ninivites, dans Jonas 4.1-4. Que nous indique ce passage sur Jonas, et que nous indique-t-il sur Dieu ? (Voir également Mt 10.8.

« Les gens de Ninive crurent à Dieu, ils publièrent un jeûne, et se revêtirent de sacs, depuis les plus grands jusqu'aux plus petits. La chose parvint au roi de Ninive; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d'un sac, et s'assit sur la cendre. Et il fit faire dans Ninive cette publication, par ordre du roi et de ses grands: Que les hommes et les bêtes, les bœufs et les brebis, ne goûtent de rien, ne paissent point, et ne boivent point d'eau! Que les hommes et les bêtes soient couverts de sacs, qu'ils crient à Dieu avec force, et qu'ils reviennent tous de leur mauvaise voie et des actes de violence dont leurs mains sont coupables! Qui sait si Dieu ne reviendra pas et ne se repentira pas, et s'il ne renoncera pas à son ardente colère, en sorte que nous ne périssions point?” Prophètes et Rois, p. 207.1

« Le roi, les nobles, le peuple, les grands et les petits, “se repentirent à la prédication de Jonas”,15Matthieu 12:41. et tous ensemble implorèrent le Dieu des cieux, qui exerça envers eux sa miséricorde. Il “vit qu'ils agissaient ainsi et qu'ils revenaient de leur mauvaise voie. Alors Dieu se repentit du mal qu'il avait résolu de leur faire, et il ne le fit pas“ Quel est celui que ta méchanceté n'a pas atteint16Jonas 3:10. Ils furent donc épargnés. Le Dieu d'Israël fut exalté et honoré dans tout le monde païen, et sa loi révérée. Malheureusement, peu de temps après cet événement, Ninive devint la proie des nations voisines, car elle avait oublié l'Eternel et s'était laissé aller à l'orgueil.17Pour un compte rendu de l'humiliation et de la chute de l'empire assyrien, » voir chapitre 30 Prophètes et Rois, p. 207.3

« Lorsque Jonas apprit que Dieu avait décidé d'épargner la ville qui s'était repentie de ses péchés en prenant le sac et la cendre, au lieu d'être le premier à se réjouir de ce miracle de la grâce, il se laissa gagner par l'idée qu'on le considérerait comme un faux prophète. Jaloux de sa réputation, il perdit de vue la valeur infiniment grande des âmes de cette ville corrompue. La compassion manifestée par le Seigneur envers Ninive repentante “déplut fort à Jonas, et il fut irrité. ... N'est-ce pas ce que je disais, s'écria-t-il en s'adressant à l'Eternel, quand j'étais encore dans mon pays? C'est ce que je voulais prévenir en fuyant à Tarsis. Car je savais que tu es un Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et qui te repens du mal.” » Prpophètes et Rois, p. 207.4

Mardi, 28 Janvier

Une Juste Indignation


Lisez Matthieu 21.12, 13 et Jean 2.14, 15. Que nous apprend la réaction de Jésus devant la manière dont on utilisait le temple sur le fait que Dieu se met en colère contre le mal ?

« Telles furent les paroles qu'Il prononça lors de la première purification du temple ; et lors de la seconde purification du temple, juste avant sa crucifixion, Il leur dit : « Il est écrit : Ma maison sera appelée maison de prière ; mais vous en avez fait une caverne de voleurs ». C'était une condamnation très ferme. Pourquoi l'indignation du Christ s'est-elle manifestée lorsqu'Il entra dans les parvis du temple ? Son regard balaya la scène et Il y vit le déshonneur de Dieu et l'oppression subi par le peuple. Il entendit le mugissement des bœufs, le bêlement des brebis, les disputes entre les acheteurs et les vendeurs. Même les prêtres et les chefs se livraient au trafic, dans les parvis de la Maison de Dieu. Alors que le regard du Christ parcourait cette scène, Son apparence attira l'attention de la foule, et soudain, toutes les voix se turent et tous les yeux se fixèrent sur le Christ. Lorsque leur attention fut attirée sur Lui, ils ne purent détacher leurs yeux de Son visage, car il y avait dans cette apparence quelque chose qui les frappait d'effroi et les terrifiait. C'était un humble Galiléen, le fils d'un charpentier qui avait travaillé avec Son père ; mais en le regardant, ils avaient l'impression de comparaître devant la barre du jugement. RH 27 Août 1895, par. 2

« Que vit Jésus en observant le parvis du temple transformé en un lieu de commerce ? On y vendait des bœufs, des moutons et des colombes à ceux qui voulaient offrir un sacrifice à Dieu pour leurs péchés. Il y avait beaucoup de pauvres dans la foule, et on leur avait enseigné que pour que leurs péchés soient pardonnés, ils devaient avoir une offrande et un sacrifice à présenter à Dieu. Le Christ voit les pauvres, les malheureux et les affligés dans la détresse et la consternation parce qu'ils n'ont pas de quoi acheter ne serait-ce qu'une colombe en offrande. Les aveugles, les boiteux, les sourds, les affligés étaient dans la souffrance et la détresse parce qu'ils désiraient présenter une offrande pour leurs péchés, mais les prix étaient si exorbitants qu'ils ne pouvaient y parvenir. Il leur semblait qu'ils n'avaient aucune chance d'obtenir le pardon de leurs péchés. Ils savaient qu'ils étaient pécheurs et qu'ils avaient besoin d'une offrande, mais comment l'obtenir ? Le regard prophétique du Christ s'est porté sur l'avenir, non seulement sur les années, mais sur les âges et les siècles. Il vit la chute de Jérusalem et la destruction du monde. Il vit comment les prêtres, les chefs et les hommes influents détournaient de leur droit, les nécessiteux, et interdisaient même que l'Evangile soit prêché aux pauvres. Dans les parvis du temple, les prêtres portaient les vêtements du temple pour se faire voir et pour marquer leur position en tant que prêtres de Dieu. Les vêtements du Christ étaient maculés par le voyage. Il avait l'apparence d'un jeune Galiléen, et pourtant, lorsqu'Il prit le fouet fait de petites cordes et se tint sur les marches du temple, personne ne put résister à l'autorité dont Il faisait preuve lorsqu'il dit : «Otez tout cela d’ci», renversa les tables des changeurs, et chassa les brebis et les bœufs »

« Le peuple le regardait comme fasciné, car la divinité transparaissait au travers de l’humanité. Une telle dignité, une telle autorité illuminaient le visage du Christ qu'ils étaient convaincus que celui-ci était revêtu de la puissance du ciel. On leur avait appris à avoir un grand respect pour les prophètes, et la puissance manifestée par le Christ convainquit beaucoup de ceux qui n'avaient pas fermé leur cœur à la conviction, qu'il était un envoyé de Dieu. Certains dirent : « C'est le Messie », et ceux à qui Il se révéla furent effectivement convaincus qu'Il était le Maître envoyé par Dieu ; mais ceux qui étouffaient la voix de leur conscience, qui désiraient les richesses et étaient déterminés à les avoir, quelle que soit la manière de les obtenir, fermèrent la porte de leur cœur contre Lui. Les changeurs, qui étaient là pour échanger la monnaie romaine contre la monnaie utilisée dans le temple, étaient mécontents de Son action. Leur marchandise résultait du peuple et ils avaient fait de la maison de Dieu une caverne de voleurs. Ces hommes voyaient en Christ un messager vengeur s'enfuyaient du temple comme si une bande de soldats armés était à leurs trousses. Les prêtres et les chefs s'enfuyaient aussi, consternés, ainsi que les trafiquants de marchandises. Dans leur fuite, ils en rencontrèrent d'autres qui se dirigeaient vers le temple, mais ils leur dirent de revenir sur leurs pas. Ils dirent qu'un homme ayant autorité avait chassé les bœufs et les brebis, et les avait expulsés du temple. Review and Herald 2 7 Août 1895, par. 3

« Lorsque le Christ avait chassé ceux qui vendaient des colombes, il avait dit : « Enlevez tout cela d’ici. » Il n'avait pas chassé les colombes comme il avait chassé les boeufs et les moutons, et pourquoi ? Parce que c'était la seule offrande des pauvres. Il connaissait leurs besoins, et comme les vendeurs étaient chassés du temple, les souffrants et les affligés étaient laissés dans les parvis. Leur seul espoir était de venir au temple pour présenter leur offrande et demander à Dieu de les bénir dans leurs champs, leurs récoltes, leurs enfants et leurs maisons. Les prêtres et les chefs s'étaient enfuis, du milieu du peuple terrifiés et effrayés, ; mais après s'être remis de leur frayeur, ils dirent : « Pourquoi nous sommes-nous éloignés de la présence de ce seul homme ? Ils ne savaient pas qui c'était. Ils ne savaient pas qu'Il était le représentant du Père. Ils ne savaient pas qu'Il avait revêtu Sa divinité d'humanité, et pourtant ils avaient conscience de Sa puissance divine. Le Christ avait regardé la multitude en fuite avec un cœur plein de la plus tendre pitié. Son cœur était rempli de chagrin parce que le service du temple avait été profané et avait dénaturé Son caractère et Sa mission. Dans son amour compatissant, Il désirait ardemment les sauver de leurs erreurs. Il désirait sauver les prêtres et les dirigeants qui, tout en prétendant être les gardiens du peuple, l'avaient opprimé et avaient détourné les nécessiteux de leur droit. Mais les prêtres et les chefs, se remettant de leur désarroi, dirent : « Nous reviendrons, nous l'interpellerons, et nous lui demanderons par quelle autorité Il a prétendu nous expulser du temple ». Review 27 Août 1895, par. 4

Mercredi, 29 Janvier

Dieu n’Afflige pas Volontiers


« Lisez Esdras 5.12 et comparez avec Jérémie 51.24, 25, 44. Comment ces textes expliquent-ils le jugement qui est rendu sur Jérusalem par le biais des Babyloniens ? (Voir également 2 Ch 36.16.) »

« La tristesse du prophète provenant de la grande perversité de ceux qui auraient dû être la lumière spirituelle du monde, sa douleur concernant le sort de Sion et du peuple déporté à Babylone, tout cela se révèle dans les lamentations qu'il a laissées comme un mémorial de la folie qui consiste à se détourner des conseils de Dieu pour suivre la sagesse des hommes. Au milieu des ruines accumulées, Jérémie pouvait encore déclarer: “Les bontés de l'Eternel ne sont pas épuisées.” Sa prière constante était: “Recherchons nos voies et les sondons, et retournons à l'Eternel.”17Lamentations de Jérémie 3:22, 40. Alors que Juda était encore un royaume parmi les nations, le prophète avait demandé à Dieu: “As-tu donc rejeté Juda, et ton âme a-t-elle pris Sion en horreur?” Il avait poussé l'audace jusqu'à dire: “A cause de ton nom, ne méprise pas.”18Jérémie 14:19, 21. La foi absolue du prophète dans les desseins éternels de Dieu — desseins qui devaient apporter l'ordre dans la confusion et rendre témoignage devant les nations et tout l'univers des attributs divins de justice et d'amour — l'amenait maintenant à prier avec confiance en faveur de ceux qui auraient pu se détourner du mal. Mais Sion était totalement détruite; le peuple de Dieu était en captivité. Accablé par le désespoir, le prophète s'écriait: “Eh quoi! elle est assise solitaire, cette ville si peuplée! Elle est semblable à une veuve! Grande entre les nations, souveraine parmi les Etats, elle est réduite à la servitude! Elle pleure durant la nuit, et ses joues sont couvertes de larmes; de tous ceux qui l'aimaient nul ne la console; tous ses amis lui sont devenus infidèles; ils sont devenus ses ennemis ». Prophètes & Roi351.2

« Juda est en exil, victime de l'oppression et d'une grande servitude; il habite au milieu des nations, et n'y trouve point de repos; tous ses persécuteurs l'ont surpris dans l'angoisse. Les chemins de Sion sont dans le deuil, car on ne va plus aux fêtes; toutes ses portes sont désertes, ses sacrificateurs gémissent, ses vierges sont affligées, et elle est remplie d'amertume. Ses oppresseurs triomphent, ses ennemis sont en paix; car l'Eternel l'a humiliée, à cause de la multitude de ses péchés; ses enfants ont marché captifs devant l'oppresseur. » ... Prophètes et Rois 352.1

« Avec quelle exactitude les prophètes hébreux avaient annoncé la chute de Babylone! Dans leurs visions des événements de l'avenir, ils s'étaient écriés: “Eh quoi! Schéschac est prise! celle dont la gloire remplissait toute la terre est conquise! Eh quoi! Babylone est détruite au milieu des nations!” “Eh quoi! il est rompu, brisé, le marteau de toute la terre! Babylone est détruite au milieu des nations!” “ Prophètes et Rois, p. 404, 6

« Au bruit de la prise de Babylone la terre tremble, et un cri se fait entendre parmi les nations.” “Soudain Babylone tombe, elle est brisée!” “Oui, le dévastateur fond sur elle, sur Babylone; les guerriers de Babylone sont pris, leurs arcs sont brisés. Car l'Eternel est un Dieu qui rend à chacun selon ses œuvres, qui paie à chacun son salaire. J'enivrerai ses princes et ses sages, ses gouverneurs, ses chefs et ses guerriers; ils s'endormiront d'un sommeil éternel, et ne se réveilleront plus, dit le Roi, dont l'Eternel des armées est le nom.” Prophètes et Rois, p. 404.6

« Ainsi, “les larges murailles de Babylone” furent “renversées, ses hautes portes ... brûlées par le feu”. Ainsi, l'Eternel des armées fit “cesser l'orgueil des hautains”, et abattit “l'arrogance des tyrans” . Babylone, l'ornement des royaumes, la fière parure des Chaldéens, devint “comme Sodome et Gomorrhe”, un lieu à jamais maudit. “Elle ne sera plus jamais habitée”, déclarait le prophète. “Elle ne sera plus jamais peuplée; l'Arabe n'y dressera point sa tente, et les bergers n'y parqueront point leurs troupeaux. Les animaux du désert y prendront leur gîte, les hiboux rempliront ses maisons, les autruches en feront leur demeure et les boucs y sauteront. Les chacals hurleront dans ses palais, et les chiens sauvages dans ses maisons de plaisance.” “J'en ferai le gîte du hérisson et un marécage, et Je la balaierai avec le balai de la destruction, dit l'Eternel des armées.” Prophètes & Rois, p. 405.3

Jeudi, 30 Janvier

Manifester de la Compassion


Certains s’inquiètent que l’on puisse croire que la colère divine permette la vengeance humaine. Lisez Deutéronome 32.35, Proverbes 20.22, Proverbes 24.29, Romains 12.17-21 et Hébreux 10.30. Quelle mise en garde trouve-t-on dans ces textes au sujet de la vengeance humaine ?

“Les Juifs étaient sans cesse irrités par leur contact avec les soldats romains. Des détachements de troupes stationnaient ici et là dans toute la Judée et la Galilée et leur présence rappelait constamment au peuple son humiliation politique. L'âme remplie d'amertume, ils écoutaient le son de la trompette et voyaient les troupes se ranger autour de l'étendard de Rome, puis se prosterner pour rendre hommage au symbole de sa puissance. Les querelles entre le peuple et les soldats étaient fréquentes et elles contribuaient à enflammer la haine populaire. Il arrivait souvent qu'un officier romain, traversant la contrée avec son escorte, obligeât les paysans juifs qui travaillaient dans les champs à porter des fardeaux jusqu'au sommet de la montagne ou à rendre tout autre service de ce genre. Cette manière de faire était conforme à la loi et aux coutumes romaines, et la moindre résistance aurait amené des insultes et des représailles de la part des vainqueurs. Chaque journée qui s'écoulait augmentait dans le cœur du peuple le désir de s'affranchir du joug étranger. Cet esprit d'insurrection était fréquent surtout parmi les rudes et intrépides Galiléens. Capernaüm, ville frontière, étant le siège d'une garnison romaine, il se trouva qu'au moment où Jésus parlait, le passage d'un groupe de soldats vint rappeler l'humiliation d'Israël à ses auditeurs. Heureux Ceux Qui, p. 60.2

« Le peuple, qui voyait en Jésus celui qui devait humilier l'orgueil romain, dirigea instinctivement ses regards dans sa direction ». Heurux Ceux Qui, p. 60.3

« Avec pitié, Jésus considère les visages de ses auditeurs tournés vers lui. Il voit que l'esprit de vengeance les a marqués de son sceau et il sent combien est ardent leur désir d'écraser l'oppresseur. Il les exhorte par ces paroles: “Je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre.” Heureux Ceux Qui, p. 60.4

« Ces paroles n'étaient qu'une répétition des enseignements de l'Ancien Testament. Il est vrai que la règle: “œil pour œil, dent pour dent” figurait dans les lois communiquées par Moïse, mais c'était une ordonnance juridique. Rien ne justifiait la vengeance personnelle; l'Éternel avait dit: “Ne te réjouis pas de la chute de ton ennemi.” “Si ton ennemi a faim, donne-lui du pain à manger; s'il a soif, donne-lui de l'eau à boire. Car ce sont des charbons ardents que tu amasses sur sa tête.” “Ne dis pas: Je rendrai le mal.” “Ne dis pas: Je lui ferai comme il m'a fait.” Proverbes 24:17; 25:21, 22; 20:22; 24:29”. Heureux Ceux Qui, p. 61.1

« Toute la vie terrestre de Jésus fut une manifestation de ce principe. C'est pour apporter le pain de vie à ses ennemis que notre Sauveur quitta sa demeure céleste. Malgré la calomnie et la persécution qui, de sa naissance à sa mort, s'acharnèrent sur lui, on ne put obtenir de lui que des paroles de pardon. Par la bouche du prophète Ésaïe, il déclare: “J'ai livré mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m'arrachaient la barbe; je n'ai pas dérobé mon visage aux ignominies et aux crachats.” Ésaïe 50:6. “Il a été maltraité et opprimé, et il n'a pas ouvert la bouche, semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent; il n'a pas ouvert la bouche.” Ésaïe 53:7. Et, sur la croix du Calvaire, il priera pour ses meurtriers et adressera un message d'espérance au brigand agonisant » . Heureux Ceux Qui, p. 61.2

Vendredi, 31 Janvier

Pour Aller Plus Loin

“Si quelqu'un veut plaider contre toi et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Si quelqu'un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui.” Matthieu 5:40, 41. Heureux Ceux Qui, p. 61.4

« Jésus ordonne à ses disciples, tentés de résister aux autorités, de faire plus qu'il ne leur est demandé et de s'acquitter, autant que possible, de toute obligation, même si elle dépasse ce qui est légalement requis. La loi transmise par Moïse enjoignait aux Juifs de témoigner de grands égards aux pauvres. Lorsqu'un malheureux donnait son vêtement comme gage de sa parole ou de sa dette, le créancier ne devait pas même entrer dans sa demeure pour le chercher, mais il devait attendre dans la rue qu'on le lui apportât. Et quelles que fussent les circonstances, le gage devait être rendu à son propriétaire au coucher du soleil. Bien qu'on fit peu de cas de ces égards à son époque, Jésus enseigna à ses disciples à respecter les décisions du tribunal, même si elles exigeaient d'eux plus que n'autorisait la loi de Moïse. Allait-on jusqu'à les priver d'une partie de leur vêtement, ils devaient se soumettre et accepter la décision. Bien plus, ils devaient rendre son dû au créancier et lui céder même, s'il le fallait, plus que le tribunal ne lui avait accordé. “Si quelqu'un veut plaider contre toi, leur disait-il, et prendre ta tunique, laisse-lui aussi ton manteau.” Et si les courriers de l'empereur te forcent à faire un mille avec eux, fais-en deux ». Heureux Ceux Qui, p.1,.2

« Jésus ajoute: “Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi.” Par Moïse, Dieu avait d'ailleurs donné cette injonction: “Tu n'endurciras pas ton cœur et tu ne fermeras pas ta main devant ton frère indigent. Mais tu lui ouvriras ta main, et tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins.” Deutéronome 15:7, 8. Ce texte complète les paroles du Sauveur. Le Christ ne nous enseigne pas à donner aveuglément à tous ceux qui demandent la charité, mais il dit: “Tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins.” Et ce sera un don plutôt qu'un prêt car il est dit: “Prêtez sans rien espérer.” Luc 6:35. Heureux Ceux Qui, p..3