Vivre dans le pays

Leçon 11, 4ᵉ trimestre, 6 décembre – 12 décembre 2025

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Sabbat Après-Midi, 6 Décembre

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« Une réponse douce calme la fureur, Mais une parole dure excite la colère » (Proverbes 15:1, LSG).


“Après l’effusion du Saint-Esprit, lorsque les disciples allèrent proclamer au monde un Sauveur ressuscité, leur unique préoccupation fut le salut des âmes. Ils se complaisaient dans la douceur de la communion des saints; ils étaient compatissants, prévenants, désintéressés, désireux de se sacrifier pour la vérité. Ils révélaient dans leur vie quotidienne l’amour que le Christ leur avait recommandé de cultiver, et par des paroles et des actes généreux, ils s’efforçaient de le faire naître dans d’autres cœurs”. Conquérants Pacifiques, p. 488.3

“Mais bientôt un changement graduel se produisit: les chrétiens commencèrent à rechercher les défauts du prochain. Ils s’arrêtèrent sur leurs fautes, se livrèrent à des critiques malveillantes, et perdirent ainsi de vue le Sauveur et son amour. Ils devinrent plus stricts au sujet des cérémonies extérieures, plus difficiles sur les principes de la foi. Dans leur zèle à condamner autrui, ils ne virent pas leurs propres erreurs. Ils oublièrent de pratiquer l’amour fraternel que le Christ leur avait recommandé avec tant d’insistance et, ce qui était plus triste encore, ils n’avaient pas conscience de leur égarement. Ils ne se rendaient pas compte que le bonheur et la joie disparaissaient de leur vie, et qu’en bannissant de leur cœur la charité, ils allaient bientôt errer dans les ténèbres”. Conquérants Pacfiques p. 488.5

“Ce n’est pas l’opposition venant de l’extérieur qui constitue le plus grand danger pour l’Eglise; ce sont les péchés entretenus dans le cœur des croyants. Ces péchés les mèneront au désastre et retarderont la marche de la cause de Dieu. Il n’est pas de moyen plus sûr d’affaiblir la spiritualité que de cultiver l’envie, la suspicion, la critique et la méfiance. D’autre part, l’harmonie et l’unité qui existent parmi les hommes aux dispositions variées formant son Eglise constituent la preuve la plus convaincante que Dieu a envoyé son Fils dans le monde. Ce témoignage élogieux doit pouvoir s’adresser à tous les disciples du Christ. Mais pour le rendre, il faut qu’ils se placent sous la discipline du Sauveur, qu’ils modèlent leur caractère sur le sien et leur volonté sur la sienne”. Conquérants Pacifiques, p. 490.2, 3

Dimanche, 7 Décembre

Le Dévouement


Lisez Josué 22:1-8. Que nous disent ces versets sur le dévouement des Rubénites, des Gadites et de la demi-tribu de Manassé?

“Deux des tribus d’Israël, celles de Gad et de Ruben, ainsi que la moitié de celle de Manassé, avaient reçu leur héritage avant de passer le Jourdain. Pour ce peuple de bergers, les larges plateaux et les riches forêts de Galaad et de Basan, ainsi que leurs vastes pâturages, avaient plus d’intérêt que le pays de Canaan proprement dit. Mais elles s’étaient engagées à fournir à leurs frères un certain nombre d’hommes armés jusqu’à la fin de la conquête. A cet effet, lors de l’entrée en Canaan, un contingent de “quarante mille hommes équipés pour la guerre” avaient “passé en armes devant le peuple ... pour combattre, dans les plaines de Jéricho”.(15)Josué 4:12, 13. Ces soldats ne rentrèrent dans leurs foyers qu’après avoir vaillamment combattu avec leurs frères pendant des années. Ayant pris part aux luttes, ils se partagèrent le butin et s’en retournèrent “dans leurs tentes avec de grandes richesses, avec des troupeaux fort nombreux et avec de l’argent, de l’or, de l’airain, du fer, des vêtements en grande abondance”, qu’ils furent invités à “partager avec leurs frères” restés avec les familles et les troupeaux.” PP 501.1

Leur installation dans une région éloignée du sanctuaire ne laissa pas de causer une vive anxiété à Josué, qui savait combien ils seraient tentés, dans leur isolement et leur vie nomade, d’adopter les coutumes des tribus païennes entourant leurs frontières. PP 501.2

Lundi 8 Décembre

Les Accusations….


Lisez l’histoire des tribus qui retournaient chez elles dans Josué 22:9-20. Quelles accusations les tribus de l’ouest du Jourdain avaient-elles porté contre les tribus de l’est du Jourdain? Dans quelle mesure ces accusations étaient-elles fondées. “

“Son esprit (‘ Josué) celui de quelques autres chefs étaient encore en proie à ces sombres pressentiments, lorsqu’une étrange nouvelle leur parvint. Sur les bords du Jourdain, près de l’endroit où avait eu lieu le passage miraculeux, les deux tribus et demie avaient dressé un grand autel tout semblable à l’autel des sacrifices de Silo. Or, il était sévèrement interdit, par la loi de Dieu, d’instituer un autre culte que celui du sanctuaire. Si tel eût été l’objet de cet autel, il aurait éloigné le peuple de la vraie foi”. Patriarches & Prophètes, p. 501.2

“Dans la chaleur de leur émotion et de leur indignation, les représentants du peuple, assemblés à Silo, proposèrent que ces mécréants fussent immédiatement passés par les armes. Grâce à l’intervention d’esprits plus pondérés, on décida de leur envoyer une députation chargée de demander aux deux tribus et demie une explication de leur conduite. A cet effet, on choisit dix chefs, un par tribu, ayant à leur tête Phinées, le prêtre qui s’était distingué dans l’affaire de Péor” PP 501.3

« Les deux tribus et demie avaient commis une faute en se livrant, sans explication, à un acte susceptible de susciter de graves soupçons. Les ambassadeurs, considérant comme acquis que leurs frères étaient coupables, les accueillirent avec de vives réprimandes. Ils les accusèrent de s'être rebellés contre le Seigneur et leur demandèrent de se souvenir des jugements qui avaient été prononcés contre Israël pour s'être joint à Baal-Peor. Au nom de tout Israël, Phinées déclara aux enfants de Gad et de Ruben que s'ils ne voulaient pas rester dans ce pays sans autel pour les sacrifices, ils seraient les bienvenus pour partager les possessions et les privilèges de leurs frères de l'autre côté. » Patriarches et Prophètes

Mardi, 9 Décembre

Hantés par le Passé


Lisez Josué 22:13-15 à la lumière de Nombres 25. Pourquoi les Israélites avaient-ils choisi Phinées comme chef de la délégation auprès des deux tribus et demie?

.”Tandis que le peuple pleurait à la porte du tabernacle et que la plaie poursuivait son œuvre de mort; tandis que les magistrats s’acquittaient encore de leur sanglante besogne, Zimri, un des grands en Israël, entra hardiment dans le camp, accompagné d’une prostituée madianite, fille d’un “chef du peuple” de cette nation, et il la conduisit dans sa tente. Jamais le vice ne s’était affiché avec plus d’impudence. Troublé par le vin, Zimri étala orgueilleusement sa honte en plein jour. Au moment même où les principaux et les prêtres, prosternés devant l’Éternel, “pleuraient entre le portique et l’autel”, suppliant Dieu “d’épargner son peuple et de ne point livrer son héritage à l’opprobre”, cet homme exposa sa luxure aux yeux de tous comme pour défier la vengeance divine et se moquer des magistrats d’Israël. PP 435.2A cette vue, Phinées, fils d’Éléazar, fils d’Aaron, le prêtre, se leva du milieu de l’assemblée, et prit une lance dans sa main. Il suivit l’Israélite dans sa tente” et les tua, lui et la Madianite. “Alors le fléau qui sévissait parmi les enfants d’Israël fut arrêté.” Le prêtre qui avait ainsi exécuté le jugement de Dieu fut honoré en présence de toute l’assemblée, et le sacerdoce, attaché pour toujours à sa maison”. Patriarches & Prophètes, p. 435

“Phinées, dit l’Éternel, a détourné des enfants d’Israël mon courroux. ... C’est pourquoi tu lui annonceras que je lui accorde mon alliance de paix; ce sera, pour lui et pour sa postérité après lui, l’alliance d’un sacerdoce perpétuel, parce qu’il a été zélé pour son Dieu, et qu’il a fait l’expiation pour les enfants d’Israël.” PP 435.3

Mercredi 10 Décembre

Une Réponse Douce


Lisez Josué 22:21-29 à la lumière de Proverbes 15:1. Que pouvons-nous apprendre de la réponse des tribus de l’est?

“Mais les accusés expliquèrent que leur autel n’était pas érigé pour y offrir des sacrifices. Séparés de leurs frères par le Jourdain, ils voulaient simplement manifester qu’ils n’avaient pas d’autre culte et qu’ils professaient la même foi qu’eux. Ils craignaient aussi de se voir, à l’avenir, eux et leurs enfants, exclus du tabernacle sous le prétexte qu’ils ne faisaient point partie d’Israël. Cet autel, construit sur le modèle de celui de l’Éternel à Silo, avait donc uniquement pour but de prouver que ceux qui l’avaient érigé étaient, eux aussi, adorateurs du Dieu vivant”. Patriarches et Prophètes, p. 502.2

“Pleins de joie, les députés de Canaan acceptèrent cette explication et ils s’en allèrent immédiatement porter cette bonne nouvelle à ceux qui les avaient envoyés, et chez qui tout sentiment belliqueux fit place à des actions de grâces et à des réjouissances.” Patriarches & Prophètes, p. 502

“Pour prévenir tout genre de tentation et tout futur malentendu, les enfants de Gad et de Ruben placèrent sur leur autel cette inscription qui en indiquait l’usage et le but: “Cet autel est témoin entre nous que l’Éternel seul est Dieu.” Patriarches et Prophètes, p 502.3

“Combien de querelles naissent de simples malentendus, même entre personnes animées des meilleures intentions! Et quelles conséquences graves et même fatales elles engendreraient si l’on perdait de vue la courtoisie et la bienveillance! Les dix tribus, qui se rappelaient leur manque de vigilance et de promptitude à propos d’Acan, avaient voulu agir, cette fois, avec plus d’énergie et de rapidité. Malheureusement, en voulant éviter une erreur, elles étaient tombées dans l’erreur opposée. Au lieu de se livrer d’abord à une enquête courtoise, leurs délégués avaient abordé leurs frères avec des paroles de censure et de condamnation. Si les gens de Gad et de Ruben avaient rétorqué dans le même esprit, la guerre eût éclaté. Il est donc tout aussi important de se garder d’impétueuses réprimandes et de soupçons sans fondement que d’éviter une lâche indolence lorsqu’il s’agit de réprimer le mal”. Patriarches & Prophètes, p. 502.4

Jeudi, 11 Décembre

La Résolution des Conflits


Lisez Josué 22:30-34. En quoi tout cet incident nous donne-t-il un aperçu de la résolution des conflits et des moyens d’assurer l’unité de l’église? (Voir aussi Ps 133; Jn 17:20-23; 1 Pi 3:8, 9.)

“Beaucoup de gens très sensibles aux avertissements qui leur sont adressés se permettent une sévérité excessive envers ceux qu’ils supposent être dans l’erreur. On ne ramène jamais personne dans la bonne voie par des reproches. Cette méthode a, au contraire, poussé bien des âmes plus loin dans leur égarement. Ce n’est que dans un esprit de bonté, d’affabilité et de miséricorde que l’on peut sauver celui qui s’égare, et “couvrir ainsi une multitude de péchés”. Patriarches & Prophètes, p. 503.

“La sagesse dont firent preuve les Rubénites et leurs frères est digne d’être imitée. Méconnus et durement pris à partie, alors qu’ils s’efforçaient de servir la bonne cause, ils ne manifestèrent aucune trace de ressentiment. Avant de chercher à se disculper, ils écoutèrent les accusations de leurs frères avec autant de patience que de courtoisie. Puis, expliquant en détail leurs motifs, ils mirent leur innocence en plein jour. Grâce à eux fut réglé à l’amiable un incident qui eût pu avoir les plus graves consequences”. Ptriarches & Prophètes, p. 503.2

“Ceux qui ont le droit pour eux peuvent rester calmes et impassibles devant des accusations injustes. Les choses sur lesquelles les hommes se méprennent à notre sujet étant connues de Dieu, nous pouvons lui remettre avec confiance le soin de ce qui nous concerne. Tout aussi sûrement qu’il dévoila le péché d’Acan, le Seigneur défendra la cause de ceux qui s’attendent à lui. Ceux qui ont l’Esprit du Sauveur posséderont cet amour, qui est patient et plein de bonté”. Patriarches & Prophètes, p. 503.3

“Dieu désire voir régner au sein de son peuple l’union et l’amour fraternel. Peu avant sa crucifixion, Jésus, dans sa prière, demandait que ses disciples fussent un comme il est lui-même un avec le Père, afin de faire connaître au monde que Dieu l’avait envoyé. Cette prière si touchante qui a traversé les siècles est aussi pour nous. Jésus ajoute, en effet: “Ce n’est pas seulement pour eux que je prie, mais aussi pour ceux qui croiront en moi par leur parole.”(17)Jean 17:20. Sans sacrifier jamais un seul principe de la vérité, nous devons tendre avec constance vers cette unité qui prouve que nous sommes disciples du Maître. “C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres, dit encore Jésus, que tous connaîtront que vous êtes mes disciples.”(18)Jean 13:35. Et voici l’exhortation que l’apôtre Pierre adresse à l’Église: “Soyez tous d’un même sentiment, pleins de compassion et d’amour fraternel, miséricordieux et humbles. Ne rendez pas le mal pour le mal, ni l’injure pour l’injure; au contraire, bénissez, car c’est à cela que vous avez été appelés, pour hériter vous-mêmes la bénédiction.” Patriarches &Prophètes, p . 503.4

Vendredi 12 Décembre

Pour Aller Plus Loin

« Les difficultés et les malentendus qui surgissent encore parmi le peuple de Dieu sont souvent similaires, dans leur nature et leurs conséquences, à ceux qui ont failli causer tant de malheurs à Israël. Les dix tribus étaient remplies de crainte à l'idée que le peuple que Dieu avait accepté comme le sien puisse se diviser dans ses intérêts et son culte, d'où leur empressement à réprimander immédiatement la prétendue défection de leurs frères. Pourtant, dans cet effort même pour maintenir l'honneur de Dieu et la pureté d'Israël, nous voyons quels résultats graves, voire fatals, auraient pu découler d'un simple malentendu”. Ellen WHITE, Signs of the Times, 12 Mai 1881, par. 15

« Des hommes qui cherchaient honnêtement à promouvoir la cause de la vraie religion ont été mal jugés et sévèrement réprimandés. La sagesse dont ils ont fait preuve dans ces circonstances difficiles mérite d'être imitée. Que de grands maux pourraient être évités si les membres de toutes nos églises suivaient cette ligne de conduite ! Un individu peut être injustement soupçonné ou censuré par ses frères, mais il ne doit pas pour autant céder à la colère ou nourrir un désir de vengeance. Une telle occasion offre la possibilité de développer la précieuse grâce de la douceur et de la tolérance”. Ellen WHITE, Signs of the Times ST, 12 Mai 1881, par. 16.

« Tous les chrétiens doivent veiller à éviter deux extrêmes : d'une part, la complaisance envers le péché, et d'autre part, les jugements sévères et les soupçons infondés. Les Israélites, qui avaient manifesté tant de zèle contre les hommes de Gad et de Ruben, se souvenaient comment, dans le cas d'Acan, Dieu avait réprimandé leur manque de vigilance pour découvrir les péchés qui existaient parmi eux. Ils décidèrent alors d'agir rapidement et avec sérieux à l'avenir, mais en cherchant à le faire, ils tombèrent dans l'excès inverse. Au lieu de censurer leurs frères, ils auraient d'abord dû mener une enquête courtoise pour connaître tous les éléments de l'affaire”. Ellen WHITE, Signs of the Times, 12 Mai 1881, par. 17

« Il y en a encore beaucoup qui sont appelés à endurer de fausses accusations. Comme les hommes d'Israël, ils peuvent se permettre d'être calmes et prévenants, car ils sont dans leur droit. Ils doivent se souvenir avec gratitude que Dieu connaît tout ce qui est mal compris et mal interprété par les hommes, et qu'ils peuvent sans crainte tout remettre entre Ses mains. Il justifiera aussi sûrement la cause de ceux qui placent leur confiance en Lui, comme Il a recherché la culpabilité cachée d'Acan.” Ellen WHITE, Signs of the Times, 12 Mai, 1888, par. 18

“Que de mal serait évité si tous ceux qui sont faussement accusés évitaient les récriminations et employaient au contraire des paroles douces et conciliantes. Et en même temps, ceux qui, dans leur zèle à s'opposer au péché, se sont livrés à des soupçons injustes, devraient toujours chercher à avoir la vision la plus favorable de leurs frères et se réjouir lorsqu'ils sont reconnus innocents. » Ellen WHITE, Signs of the Times 12 Mai 1881, par. 19.