
“C'est par la foi que Rahab la prostituée ne périt pas avec les rebelles, parce qu'elle avait reçu les espions avec bienveillance.” Hébreux 11 : 31.
“Ce n’était cependant pas sans de vives appréhensions et sans défiance de lui-même qu’il entreprenait la tâche qui était devant lui. Ses craintes se dissipèrent à l’ouïe des paroles encourageantes que Dieu lui adressa: “Je serai avec toi comme j’ai été avec Moïse. Je ne te laisserai point; je ne t’abandonnerai point. ... C’est toi qui mettras ce peuple en possession du pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner. ... Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne.”(2)Voir Josué 1-4. C’était tout le territoire qui s’étendait depuis la “grande Mer”, la Méditerranée, jusqu’aux montagnes du Liban et aux rives de l’Euphrate”. Patriarches & Prophètes, p. 464.2
“Les Israélites étaient encore campés sur la rive orientale du Jourdain, qui constituait le premier obstacle à la conquête, quand Josué reçut l’ordre suivant: “Lève-toi, passe le Jourdain, toi et tout ce peuple, pour entrer dans le pays que je donne aux enfants d’Israël.” A cet ordre, aucune instruction n’était ajoutée quant à la manière de franchir le fleuve. Mais Josué savait que les ordres de Dieu renfermaient en eux-mêmes la possibilité de les exécuter. Fort de cette certitude, l’intrépide guerrier s’occupa immédiatement des préparatifs de la conquête”. Patriarches et Prophètes, p. 464.4
Lisez Js 2:1 et Nb 13:1, 2, 25-28, 33; et Nb 14:1-12. Pourquoi Josué commence-t-il sa mission par l’envoi des espions?
“A quelques kilomètres de la rive opposée, en face du lieu où Israël avait campé, se trouvait la puissante ville de Jéricho. Entourée de hautes murailles, cette cité, qui était la clé de tout le pays, constituait une barrière formidable. Par prudence, Josué chargea deux jeunes gens d’aller espionner la ville pour se rendre compte de sa population, de ses ressources et de la force de ses fortifications. L’entreprise était très dangereuse, eu égard à la méfiance et à l’inquiétude de ses habitants, jour et nuit sur le qui-vive. Une femme, nommée Rahab, qui les protégea au péril de sa vie, reçut d’eux, en retour de ses bontés, la promesse d’avoir la vie sauve lors de la prise de la ville.” Patriarche & Prophètes , p. 465.1
“Les espions revinrent sains et saufs avec ce message: “Certainement, l’Éternel a livré tout le pays entre nos mains; et même tous les habitants du pays ont perdu courage devant nous.” A Jéricho même, voici ce qu’ils avaient entendu: “Nous avons appris comment l’Éternel a mis à sec devant vous les eaux de la mer Rouge, à votre sortie d’Égypte, et ce que vous avez fait aux deux rois des Amoréens, qui étaient au-delà du Jourdain, à Sihon et à Og, que vous avez voués à l’interdit. Nous l’avons appris, et notre cœur s’est fondu, et il n’est plus resté de courage en aucun de nous pour vous résister; car c’est l’Éternel, votre Dieu, qui est Dieu, en haut dans les cieux et en bas sur la terre.” Patriarche & Prophètes , p. 465 . 2
Lisez Jn 18:16-18, 25-27 et Jn 21:15-19. Quels parallèles découvrez-vous entre la seconde chance donnée à Israël en tant que nation et à Pierre en tant que personne?
“L’ordre fut donné au peuple de s’approvisionner pour trois jours, et à l’armée celui de se mettre en ordre de bataille. Chacun s’associa de bon cœur aux plans du général, qui reçut du peuple cette déclaration de confiance et de coopération: “Nous ferons tout ce que tu nous as commandé, et nous irons partout où tu nous enverras; nous t’obéirons en toutes choses, comme nous avons obéi à Moïse. Veuille seulement l’Éternel, ton Dieu, être avec toi, comme Il a été avec Moïse.” Patrriarches & Prophètes, p. 465.3
Après sa résurrection, le Christ le mit à l’épreuve par trois fois: “Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci?” Pierre ne s’éleva plus au-dessus de ses frères. Il s’en remit alors à celui qui, seul, pouvait lire en son cœur: “Seigneur, tu sais toutes choses, dit-il, tu sais que je t’aime.” PJ 182.2
Par trois fois, Pierre avait renié ouvertement le Seigneur, et par trois fois Jésus lui arracha le témoignage de son amour et de sa fidélité, enfonçant cette question, telle une flèche barbelée, dans son cœur meurtri. En présence des disciples assemblés, Jésus montra combien le repentir de Pierre était profond, et à quel point ce disciple autrefois fanfaron était devenu humble. JC 813.3
Lisez Js 2:2-11, Heb 11:31 et Jc 2:25. Que nous disent ces textes sur Rahab?
« Rahab, une prostituée, vivait sur les remparts de Jéricho. Elle cacha les deux espions Israélites envoyés pour inspecter les défenses de la ville. En raison de sa gentillesse à leur égard et de son affirmation de sa foi en Dieu, les espions promirent que la vie de Rahab et de sa famille serait épargnée lorsque Jéricho serait attaquée”. Ellen WHITE, Daughters of God
« Dieu avait déclaré que la ville de Jéricho serait maudite et que tous ses habitants devaient périr, à l’exception de Rahab et de sa famille. Ils devaient être sauvés à cause de la la faveur que Rahab avait accordée aux messagers du Seigneur. »The Review and Herald, 16 Septembre, 1873. Ellen WHITE, DARKNESS before DAWN, p. 36.1
“De même, la délivrance d’Israël lors de sa sortie d’Égypte contribua à étendre fort loin la connaissance de la puissance divine et fit trembler la population belliqueuse et redoutable de Jéricho. “Nous l’avons appris, dit Rahab, qui vivait dans cette cité, et notre cœur s’est fondu, et il n’est plus resté de courage en aucun de nous pour vous résister; car c’est l’Éternel, votre Dieu, qui est Dieu, en haut dans les cieux, et en bas sur la terre.” Patriarches & Prophètes, p. 345.3 ( Ellen WHITE, Daughters of God, p. 36.2
“On fit passer au fil de l’épée “hommes et femmes, enfants et vieillards, jusqu’aux bœufs, aux brebis et aux ânes”. Seules, selon la parole des espions, la fidèle Rahab et sa famille furent épargnées. Puis on mit le feu à la ville. Patriarches et Prophètes, p. 472.1. Ellen WHITE, Daughters of God.
Lisez Matthieu 1 : 1-16, pour la généalogie de Jésus, dont l’ancêtre était Rahab”. Ellen WHITE, Daughters of God, p. 36
Lisez Js 2:12-21 et Ex 12:13, 22, 23. Comment les textes de l’Exode vous aident-ils à comprendre l’accord entre les espions et Rahab?
“A notre entrée dans le pays, attache ce cordon de fil cramoisi à la fenêtre par laquelle tu nous fais descendre, et recueille auprès de toi dans la maison ton père, ta mère, tes frères, et toute la famille de ton père” Josué 2 : 18
“Elle répondit: Qu'il en soit selon vos paroles. Elle prit ainsi congé d'eux, et ils s'en allèrent. Et elle attacha le cordon de cramoisi à la fenêtre. “ Josué 2 : 21
“On fit passer au fil de l’épée “hommes et femmes, enfants et vieillards, jusqu’aux bœufs, aux brebis et aux ânes”. Seules, selon la parole des espions, la fidèle Rahab et sa famille furent épargnées. Puis on mit le feu à la ville. Ses palais, ses temples, ses demeures somptueuses, ses ameublements de luxe, ses riches draperies et ses vêtements précieux: tout fut livré aux flammes. Ce qui ne pouvait être consumé, “l’or, l’argent, et les objets d’airain et de fer”, on le mit dans le trésor de la maison de l’Éternel. L’emplacement même de la ville fut maudit. Jéricho ne devait plus jamais être rebâtie comme place forte. Une malédiction fut prononcée contre quiconque oserait reconstruire les murailles que la puissance divine avait abattues. En présence de tout le peuple, Josué fit cette solennelle déclaration: “Maudit soit, devant l’Éternel, celui qui se lèvera pour rebâtir cette ville de Jéricho! Il en posera les fondements au prix de son premier-né, et il en dressera les portes au prix de son plus jeune fils.” L’emplacement même de la ville fut maudit. Jéricho ne devait plus jamais être rebâtie comme place forte. Une malédiction fut prononcée contre quiconque oserait reconstruire les murailles que la puissance divine avait abattues. En présence de tout le peuple, Josué fit cette solennelle déclaration: “Maudit soit, devant l’Éternel, celui qui se lèvera pour rebâtir cette ville de Jéricho! Il en posera les fondements au prix de son premier-né, et il en dressera les portes au prix de son plus jeune fils.” Patriarches et Prophètes, p. 472. 1 2
“Cette destruction complète n’était que l’exécution de l’ordre donné antérieurement par Moïse concernant les habitants de Canaan: “Tu les voueras entièrement à l’interdit.” “Dans les villes de ces peuples, tu n’y laisseras vivre rien de ce qui respire.”(3)Deutéronome 7:2; 20:16. Il en est beaucoup pour qui ces ordres paraissent contraires à l’esprit d’amour et de miséricorde recommandé ailleurs dans la Bible. Mais ils étaient en réalité dictés par une sagesse et une bonté infinies. Dieu voulait établir Israël en Canaan pour en faire une nation et un gouvernement qui fussent un avant-goût de son royaume sur la terre. Israël ne devait pas seulement être le dépositaire de la vraie foi: il était chargé d’en faire connaître les principes dans le monde entier. Or, les Cananéens s’étaient livrés au paganisme le plus immonde. Il était donc nécessaire de purifier ce pays d’un mal qui, autrement, aurait sûrement compromis les plans de la bonté divine.” Patriarches & Prophètes 472.3
« Lorsque Dieu était sur le point de frapper les premiers-nés d'Égypte, Il ordonna aux Israélites de rassembler leurs enfants dans leurs propres demeures et de marquer les montants de leurs portes avec du sang, afin que l'ange destructeur puisse le voir et passer outre leurs maisons. C'était le devoir des parents de rassembler leurs enfants. C'est votre devoir, c'est mon devoir, et c'est le devoir de toute mère qui croit en la vérité. L'ange doit marquer le front de tous ceux qui sont séparés du péché et des pécheurs, et l'ange destructeur suivra, pour tuer sans distinction vieux et jeunes.” Testimonies, Vol. 5, p. 505.2
Lisez Josué 9:1-20. Quelles sont les similitudes et les différences entre l’histoire de Rahab et celle des Gabaonites? Pourquoi sont-elles significatives?
“ Et Rahab leur dit: L'Éternel, je le sais, vous a donné ce pays, la terreur que vous inspirez nous a saisis, et tous les habitants du pays tremblent devant vous. Car nous avons appris comment, à votre sortie d'Égypte, l'Éternel a mis à sec devant vous les eaux de la mer Rouge, et comment vous avez traité les deux rois des Amoréens au delà du Jourdain, Sihon et Og, que vous avez dévoués par interdit. Nous l'avons appris, et nous avons perdu courage, et tous nos esprits sont abattus à votre aspect; car c'est l'Éternel, votre Dieu, qui est Dieu en haut dans les cieux et en bas sur la terre. Et maintenant, je vous prie, jurez-moi par l'Éternel que vous aurez pour la maison de mon père la même bonté que j'ai eue pour vous. Donnez-moi l'assurance que vous laisserez vivre mon père, ma mère, mes frères, mes soeurs, et tous ceux qui leur appartiennent, et que vous nous sauverez de la mort.” Josué 9 : 13-20
“Peu après leur retour à leur camp de Guilgal, les Israélites reçurent la visite d’une étrange députation. Ces ambassadeurs proposaient de contracter une alliance entre la nation hébraïque et la leur. Ils disaient venir d’un pays éloigné, et leur aspect semblait bien confirmer leur dire: leurs vêtements étaient râpés, leurs sandales raccommodées et leurs outres à vin rapiécées et ficelées, comme on le ferait rapidement au cours d’un voyage”. Patriarches &Prophètes, p. 487.1
“De leur lointaine patrie, bien au-delà des frontières de la Palestine, disaient les nouveaux venus, leurs compatriotes avaient entendu parler des merveilles accomplies par Dieu pour son peuple, et ils les envoyaient pour lui proposer une alliance. Les Hébreux ayant été particulièrement avertis contre toute idée de former des alliances avec les idolâtres de Canaan, les principaux conçurent des doutes quant à la véracité de ces déclarations. Ils leur demandèrent: “Peut-être habitez-vous parmi nous; comment donc ferions-nous alliance avec vous?” A quoi ils répondirent: “Nous sommes tes serviteurs.”(1)Voir Josué 9 et 10. Josué leur demanda alors directement: “Qui êtes-vous, et d’où venez-vous?” Réitérant leur assertion, ils ajoutèrent, pour prouver leur sincérité: “Voici notre pain, nous l’avons pris tout chaud, pour notre provision, le jour où nous sommes sortis de nos maisons pour venir chez vous, et maintenant il est sec et en miettes. Ces outres à vin que nous avons remplies toutes neuves, voici qu’elles se sont déchirées; et nos vêtements et nos chaussures se sont usés, par suite de l’extrême longueur du voyage.” Patriarches & Prophètes, p. 487.2
“Alors, “sans avoir consulté l’Éternel, ... les gens d’Israël acceptèrent” leurs allégations comme véridiques. “Josué leur accorda la paix et conclut avec eux une alliance qui leur assurait la vie; et les principaux de l’assemblée s’y engagèrent par serment.” Trois jours après la conclusion du traité, la vérité fut découverte. Ces gens étaient des voisins. Comprenant qu’il leur était impossible de subsister devant les Hébreux, ils avaient recouru à ce stratagème pour sauver leur vie”. Patriarches et Prophètes, p. 488.1
Lisez Josué 9:21-27. Comment la solution de Josué combine-t-elle la justice et la grâce?
“Grande fut l’indignation du peuple quand il apprit la mystification dont il avait été victime. Ce sentiment s’accrut encore lorsqu’après trois jours de marche, on arriva aux villes des Gabaonites, au centre du pays. “Toute l’assemblée murmura contre les chefs.” Mais ceux-ci ne voulurent pas répudier ce traité extorqué par fraude. “Nous leur avons fait serment par l’Éternel, le Dieu d’Israël, dirent-ils, et ils ne les firent pas mourir.” D’ailleurs, les Gabaonites s’étant engagés à échanger l’idolâtrie contre le culte du vrai Dieu, ils échappèrent à la mort sans qu’il y eût violation de l’ordre divin qui exigeait la destruction des Cananéens idolâtres. Les Hébreux se mirent simplement au bénéfice du principe selon lequel une promesse formelle n’engageant pas à des actes coupables doit être considérée comme sacrée. C’est le principe qui ne permet pas d’invoquer des motifs de gain, de vengeance ou d’avantages personnels contre l’inviolabilité d’un serment ou d’un engagement”. Les lèvres fausses sont en abomination à l’Éternel; Mais ceux qui agissent sincèrement lui sont agréables. Qui pourra monter à la montagne de l’Éternel
Et qui pourra subsister dans son saint lieu? C’est l’homme qui a les mains nettes et le cœur pur. ... S’il a juré, fût-ce à son préjudice,Il ne change rien à son serment.” Patriarches & Prophètes p. 488.2, 3
Les Gabaonites eurent donc la vie sauve, mais ils furent asservis aux gros travaux du sanctuaire. Josué “les établit coupeurs de bois et puiseurs d’eau pour l’assemblée et pour l’autel ... de l’Éternel”. Conscients de leur culpabilité et heureux de se racheter à n’importe quel prix, les Gabaonites acceptèrent ces conditions avec gratitude. “Nous voici entre tes mains, dirent-ils à Josué; traite-nous comme il te semblera bon.” Des siècles durant, leurs descendants restèrent attachés au service du sanctuaire”. Patriarches & Prophètes, p. 489.1
Le territoire des Gabaonites renfermait quatre villes. Ce peuple, qui n’avait pas de roi, était gouverné par des anciens ou sénateurs. Gabaon, la plus importante de leurs cités, “était une grande ville, une vraie ville royale”, et “tous ses hommes étaient vaillants”. Le fait qu’ils acceptèrent des conditions aussi humiliantes pour échapper à la mort montre quelle terreur les Israélites inspiraient aux habitants de Canaan. PP 489.2
Mais les Gabaonites auraient trouvé bien plus d’avantages à se conduire honnêtement avec Israël. Car Dieu avait déclaré que tous ceux qui voudraient renoncer au paganisme et se joindre aux Hébreux auraient part aux bienfaits de l’alliance. Ces prosélytes entraient dans la catégorie des “étrangers séjournant parmi vous” et jouissaient, à peu d’exceptions près, des mêmes avantages qu’Israël. Voici quel était, à leur égard, le statut de l’Éternel: PP 489.3
“L’étranger qui séjourne parmi vous sera comme l’un de vos compatriotes, et tu l’aimeras comme toi-même.”(3)Lévitique 19:33, 34. Le précepte relatif à la Pâque et aux sacrifices renfermait cette disposition: “Il y aura une seule et même loi pour toute l’assemblée, pour vous comme pour l’étranger en séjour parmi vous; ... il en sera de l’étranger comme de vous-mêmes devant l’Éternel.” PP 489.4
“S’ils n’avaient pas recouru à la ruse, les Gabaonites auraient pu être incorporés au peuple d’Israël sur ce pied-là. Mais ces habitants d’une “ville royale”, qui “étaient tous des hommes vaillants”, subirent l’humiliation de se voir réduits à être coupeurs de bois et puiseurs d’eau à perpétuité. Pour s’être affublés d’un manteau de pauvreté en vue de tromper le peuple de Dieu, ils se virent condamnés à une éternelle indigence. Leur servage constitua un témoignage permanent de l’aversion de Dieu pour la fausseté”. Patriarches et Prophètes, p. 489.5
“Quittant les bosquets d’acacias de la vallée de Sittim où elle était campée, l’armée avança jusque sur les bords du Jourdain. Chacun se rendait compte que, sans le secours de Dieu, il n’y avait aucun espoir de traverser le fleuve. On était, en effet, au printemps, saison où la fonte des neiges en faisait déborder les eaux, de sorte qu’il était impossible de le passer aux gués ordinaires. Dieu voulait précisément que ce passage fût miraculeux. Sur son ordre, Josué commanda au peuple de se sanctifier: il s’agissait d’être exempts de péché et de souillure corporelle; “car demain, dit-il, l’Éternel fera au milieu de vous des choses merveilleuses”. PP 465.4L’arche de l’alliance, signe de la présence du Très-Haut, devait ouvrir la marche. Le peuple avait ordre, en voyant les prêtres emporter ce meuble sacré dans la direction du fleuve, de quitter ses quartiers et de marcher à sa suite. Tous les détails de la traversée étaient minutieusement arrêtés. Josué avait ajouté: “Vous reconnaîtrez à ceci que le Dieu vivant est avec nous, et qu’il chasse devant nous les Cananéens. ... Voici, l’arche de l’alliance du Seigneur de toute la terre va passer devant vous dans le Jourdain.” Patriarches et Prophètes, p. 465.4; 466.1
“Au moment fixé, l’arche portée par les prêtres prenant les devants, la multitude s’ébranla, laissant un espace d’un kilomètre environ entre elle et l’avant-garde. Tous les regards suivaient avec anxiété les prêtres et l’arche sainte se dirigeant vers les rives du Jourdain et s’approchant lentement de ses eaux gonflées et menaçantes. Mais à peine les prêtres se furent-ils mouillés les pieds que l’on vit les flots se partager: d’un côté, ils étaient refoulés en arrière, et de l’autre, ils continuaient leur cours, laissant ainsi le lit du fleuve complètement à sec”. Patriarches et Prophètes, p. 466.2
“Sur l’ordre de Dieu, les prêtres s’avancèrent jusqu’à un point situé à égale distance des deux rives, tandis que toute la multitude, descendant à leur suite, passa sur l’autre bord. Chacun put ainsi constater, en traversant, que la puissance qui arrêtait les eaux du Jourdain était celle-là même qui, quarante ans auparavant, avait entrouvert devant leurs pères les eaux de la mer Rouge. Ce n’est que lorsque tout le peuple eut passé que l’arche fut transportée sur la rive occidentale. A peine eût-elle été mise en lieu sûr, “et les prêtres qui portaient l’arche de l’alliance eussent-ils quitté le lit du fleuve, et la plante de leurs pieds se fût-elle levée pour se poser sur le sec”, que les eaux, soudain mises en liberté, se précipitèrent irrésistiblement dans la direction de leur embouchure”. Patriarches & Prophètes, p. 466.3
“Mais il fallait que les générations futures se souviennent toujours de ce grand miracle. Tandis que les prêtres qui portaient l’arche étaient encore au milieu du Jourdain, douze hommes spécialement désignés, à raison d’un par tribu, prirent chacun une pierre à cet endroit et la transportèrent sur la rive opposée. Ces pierres servirent à ériger un monument à l’endroit du premier campement sur la rive occidentale. On recommanda au peuple de raconter cet événement à leurs enfants et à leurs petits-enfants, afin, comme le leur dit Josué, que “tous les peuples de la terre reconnaissent que la main de l’Éternel est puissante, et afin que vous ayez toujours la crainte de l’Éternel, votre Dieu.” Patriarches & Prophètes, p. 466.4
“L’impression causée par ce miracle, tant sur les Hébreux que sur leurs ennemis, fut profonde. Israël y voyait l’assurance que Dieu était au milieu d’eux pour les protéger, et qu’il agirait en leur faveur par Josué comme par Moïse. Cette assurance était nécessaire au moment où ils allaient entreprendre la tâche redoutable qui, quarante ans plus tôt, avait fait chanceler la foi de leurs pères. Avant le passage du Jourdain, Dieu avait déclaré à Josué: “Aujourd’hui, je commencerai à t’élever aux yeux de tout Israël, afin qu’ils sachent que je serai avec toi comme j’ai été avec Moïse.” Et en effet, “en ce jour-là, l’Éternel éleva Josué aux yeux de tout Israël, et ils le craignirent comme ils avaient craint Moïse, tous les jours de sa vie”. Patriarches et Prophètes, p. 467.1