“L’apôtre donnait en exemple aux Corinthiens le peuple d’Israël, qui recevait de riches bénédictions lorsqu’il restait fidèle à l’Eternel, et qui était châtié lorsqu’il transgressait ses lois. Il leur rappelait le miracle qui s’accomplit lorsque les Hébreux sortirent d’Egypte, comment ils furent protégés par une nuée durant le jour et guidés par une colonne de feu pendant la nuit. Ils purent ainsi gagner la mer Rouge, qu’ils traversèrent sans perdre un seul homme, tandis que les Egyptiens, qui essayèrent de la franchir de la même manière, furent tous engloutis par les eaux. Dieu avait montré par ces miracles qu’il reconnaissait le peuple d’Israël comme son Eglise. “Ils ont tous mangé le même aliment spirituel et ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ.” C’était le Sauveur qui conduisait les Hébreux dans toutes leurs pérégrinations. Le rocher frappé représentait, en effet, le Christ qui devait être blessé pour les péchés des hommes, afin que la source du salut puisse couler pour tous.” Conquérants Pacifiques, p. 280. 1.2
“Malgré les bénédictions que Dieu avait accordées aux Hébreux, ce peuple avait attiré sur lui les jugements du ciel, à cause de ses regrets pour les quelques avantages laissés en Egypte, de son péché et de sa rébellion. CP 280.3L’apôtre enjoignait aux Corinthiens de prêter attention à la leçon qui se dégageait de l’expérience du peuple d’Israël. “Or, ces choses sont arrivées, disait-il, pour nous servir d’exemples, afin que nous n’ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu.” Il leur expliquait que l’amour des plaisirs et de la vie facile avait préparé la voie aux péchés qui provoquèrent la vengeance divine. Ce fut quand les enfants d’Israël s’assirent pour manger et pour boire, et se levèrent pour se divertir, qu’ils rejetèrent la crainte de Dieu — cette crainte qu’ils avaient ressentie lorsque le Seigneur avait dicté sa loi. C’est pourquoi ils firent un veau d’or et l’adorèrent. Ce fut après s’être réjouis, au cours d’une brillante fête donnée en l’honneur de Baal-Peor, qu’un bon nombre d’entre eux se livrèrent à l’impudicité. Alors la colère de Dieu s’embrasa, et il en fit périr vingt-trois mille en un seul jour. Conquérants Pacifiques, p. 280.4, 281.1
“’Lapôtre implorait les Corinthiens en ces termes: “Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber!” S’ils devenaient orgueilleux, sûrs d’eux-mêmes, s’ils négligeaient de veiller et de prier, alors ils tomberaient dans un grave péché, qui attirerait sur eux la colère divine. Malgré ses paroles sévères, Paul ne voulait pas décourager les Corinthiens ni les jeter dans le désespoir. C’est pourquoi il leur donnait cette assurance: “Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces; mais avec la tentation, il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter.” Conquérants Pacifiques, p. 281.2
“Paul invitait ses frères à s’interroger, pour savoir si leurs paroles et leurs actes n’avaient pas une mauvaise influence sur les autres. Il leur recommandait de ne rien faire qui semblât approuver l’idolâtrie, ou blesser les scrupules des faibles dans la foi. “Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu.” Conquérants Pacifiques, p. 281.3
“Les paroles d’avertissement de l’apôtre à l’église de Corinthe peuvent s’appliquer à toutes les époques, et en particulier à la nôtre. Lorsque Paul mentionnait l’idolâtrie, il ne parlait pas seulement des idoles, mais de l’égoïsme, du penchant à la vie facile, de la satisfaction des désirs et des passions. Une simple profession de foi en Christ, une connaissance présomptueuse de la vérité, ne suffit pas pour faire de l’homme un chrétien. Une religion qui ne cherche qu’à flatter les sens, ou qui approuve la satisfaction des désirs, n’est pas celle du Christ.” Conquérants Paciques, p. 281.4